Vernissage de l'Exposition Mykola Tolmachev
Infos pratiques
- 18 Juin 2024
- 18h00
- Musée Maillol Banyuls-sur-Mer (Y aller)
- Banyuls-sur-Mer, Pyrénées-Orientales
- Vernissage
- Non communiqués

Vernissage de l'Exposition Mykola Tolmachev, le désir du dessin
Pour son exposition estivale, le Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer présentera l’exposition « Mykola Tolmachev, le désir du dessin ». Le commissariat de cette première rétrospective
du jeune et mystérieux prodige de l’art ukrainien sera confié à Ulysse Jardat, conservateur du patrimoine, musicien et historien de l’art.
Qu’aurait fait le crayon de génie d’un Raphaël ou d’un Michel-Ange, condamné à sublimer l’absurde technologique et la banalité pornographique ? Un gracieux chérubin venu délicatement épiler l’aisselle d’une séduisante Vénus au miroir (2013), un couple de mariés plantés sur un gigantesque bout de viande comme sur un tapis volant (2015), mais aussi, un nuage qui saigne (2020) ou encore un avion de ligne s’étant emmêlé les ailes dans une perruque digne de Marie- Antoinette, mais portée par… Vladimir Poutine (2016).
Doté d’une technique stupéfiante qui lui permet de maîtriser tous les codes de la figuration dans des aquarelles à faire pâlir les plus grands maîtres du classicisme, Mykola Tolmachev,
bien qu’il n’ait plus rien posté sur son compte Instagram depuis mai 2022, est toujours suivi par plus de 90 000 personnes.
Sa recette ? Des images qui semblent familières dès le premier regard et séduisent en détournant les codes de la société désabusée qu’incarne la génération du trentenaire. Ses épines de rose plantées dans une poitrine d’adolescente comme ses matronnes à la Toulouse-Lautrec tenant dans leurs mains la tête de leurs trop jeunes amants, fascinent autant qu’elles embarrassent l’inconscient collectif. L’extrême délicatesse du trait comme l’harmonie des couleurs trahissent
le génie d’une technique que l’on pensait insurmontable depuis la Renaissance. Ou que l’on croyait surannée depuis l’irruption des avant-gardes. L’énigme que pose chaque dessin, avec une étourdissante provocation poétique, ne lasse jamais le regard : il est difficile de résister à l’enchantement. Par une esthétique du séditieux qui cherche à révéler la fièvre pulsionnelle d’une génération inondée de vulgarités médiatiques, Tolmachev ensorcelle l’œil contemporain,
qui ignorait avant lui que les images-choc peuvent encore naître d’un contact du génie avec une simple feuille de papier, pour y susciter l’inattendu poétique.
Le dessin est pour Mykola un besoin. Il tente d’y coucher les chimères insatiables de l’éros contemporain, avide mais condamné à la mélancolie. Ces aquarelles de format pourtant
discret, concentrent l’essentielle expression d’une sensibilité hors normes, en proie aux apories contemporaines.
En 2013-14, lorsqu’ils étaient comme lui étudiants, mais de l’autre côté de la Seine, à l’Ecole du Louvre, Alexandre Lorquin (vice-président du Musée Maillol) et Ulysse Jardat (commissaire de l’exposition) sont tous les deux, sans encore se connaître, tombés sous le charme des aquarelles de Mykola, timidement accrochées dans un coin d’atelier de l’Ecole des Beaux-Arts. Elles ont fourni, au premier le terreau d’une collection née de rencontres avec les artistes, à l’autre le canevas d’une première exposition de son travail.
Désormais prisonnier d’un territoire mis à feu et à sang, c’est par la débordante imagination de près de 60 dessins couvrant une décennie d’activité que Mykola Tolmachev aura la faveur
d’une première rétrospective muséale, accompagnée d’un catalogue.
Musée Maillol Banyuls-sur-Mer
Vallée Roume, Banyuls-sur-MerNé à Banyuls en 1861, Aristide Maillol part s'installer à Paris à 20 ans, pour étudier à l' École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris, sous la direction du sculpteur Antoine Bourdelle. Ses premiers travaux, des tapisseries, ont été réalisés à Banyuls, sous l'influence de contemporains comme Pierre Puvis de Chavannes ou Paul Gauguin. Les sculptures de corps féminins aux courbes généreuses qui lui ont vallu son grand succès, et qui sont considérées comme annonciatrices d'œuvres comme celles d'Henry Moore ou Alberto Giacometti, ne voient le jour que vers les 40 ans de l'artiste. Décédé en 1944, il repose dans le jardin de sa maison La Métairie de Banyuls où il vécu à partir de 1910, dans le calme de la vallée de la Roume. Cette maison est aujourd'hui devenue un musée ouvert au public. On y trouve son tombeau, orné de la statue La Méditerranée , mais aussi des céramiques, des bronzes, des peintures… On y découvre également son atelier, et dans ses murs finalement sa vie quotidienne, ce qui permet de mieux comprendre son cheminement et son travail. Plusieurs de ses oeuvres sont également visibles dans la ville, notamment son Monument aux morts pacifiste ,derrière la mairie, ou encore la Jeune fille allongée , le long des Allées qui portent son nom. Musée Maillol Vallée Roume - 66650 Banyuls sur Mer Tél : 04.68.88.57.11 Ouvertures : Du 1er octobre au 30 avril : 10h - 12h / 14h - 17h (Fermé le lundi et jours fériés) Du 2 mai au 30 septembre : 10h - 12h / 15h - 18h (Fermé le lundi et jours fériés) Tarifs : Hors expositions temporaires : 5€ / Tarif réduit : 4€ (enfants, étudiants, groupe) Pendant expositions temporaires : 7€ / Tarif réduit : 5€ (enfants, étudiants, groupe)
